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Nickel

Nickel

Le nickel est un élément chimique, de symbole Ni et de numéro atomique 28.

Caractéristiques notables

Le nickel est un métal blanc argenté qui possède un éclat poli. Il fait partie du groupe du fer. C'est un métal ductile (malléable). On le trouve sous forme combinée au soufre dans la millérite, à l'arsenic dans la niccolite. Grâce à sa résistance à l'oxydation et à la corrosion, il est utilisé dans les pièces de monnaie, pour le plaquage du fer, du cuivre, du laiton, dans certaines combinaisons chimiques et dans certains alliages. Il est magnétique, et est fréquemment accompagné de cobalt. Il est particulièrement apprécié pour les alliages qu'il forme.

Histoire

L'utilisation du nickel est très ancienne, et l'on peut le remonter jusqu'à -3500. Des bronzes trouvés en Syrie possèdent une teneur en nickel jusqu'à 2%. De plus d'anciens manuscrits chinois suggèrent que « le cuivre blanc » était utilisé en Chine entre -1700 et -1400. Toutefois vu que le minerai de nickel était souvent confondu avec celui d'argent, sa connaissance et ses usages ne seront développés que bien plus tard. Le minerai contenant du nickel, la niccolite, était très appréciée pour sa capacité à colorer le verre en vert. En 1751, le Baron Axel Frederik Cronstedt essaya d'extraire du cuivre du Kupfernickel, « cuivre du diable », appelé maintenant niccolite et obtint à la place un métal blanc qu'il appela nickel. La première pièce de monnaie en nickel date de 1881. D'où en anglais le nom nickel pour la pièce de 5 cents. Signalons que le nickel a fait la fortune de la Nouvelle-Calédonie, le territoire possédant à lui tout seul environ 30 % des réserves mondiales.

Santé

L'exposition chronique au nickel un facteur de risque de cancer du poumon, inscrit à ce titre dans les tableaux de maladies professionnelles. Le contact au nickel aurait un effet allergisant chez certaines personnes. Ce métal a été exclu de l'alliage utilisé pour les nouvelles pièces de monnaie européennes.

Production

Chiffres de 2003, en milliers de tonnes de métal contenu dans les minerais et concentrés Source ; L'état du monde 2005, annuaire économique géopolique mondial

Symbolique

Les noces de nickel symbolisent les 28 ans de mariage dans le folklore français.

Expression populaire

L'expression française nickel qui vient de nickel chrome est une connotation de la propreté. Le nickel-chrome est un alliage utilisé pour les soins dentaires et comme matériaux de soudure (source: http://www.atlantic-codental.com/rp2.htm ).

Autres utilisations

Le nickel entre dans la composition de plusieurs familles d'alliages métalliques. En dehors des aciers inoxydables (qui n'appartiennent pas à la famille des alliages de nickel mais à celle des aciers), les alliages de nickels peuvent être classés en trois catégories : Les alliages fer-nickel : ils sont utilisés pour leurs propriétés physiques, parfois étonnantes. Par exemple, l'invar, alliage fer-nickel contenant 36 % de nickel (FeNi36), est quasiment indilatable en-deça de 200°C. Il y est utilisé en cryogénie (cuve des navires méthaniers) ou dans les écrans de téléviseurs cathodiques ("shadow mask"). Les propriétés physiques des alliages fer-nickel mises à profit sont les propriétés magnétiques (alliages à forte perméabilité magnétique, alliages à bas point de Curie, alliages magnétostrictifs), élastiques (alliages à très faible coefficient thermoélastique), ainsi que leurs extraordinaires propriétés de dilatation (alliages "indilatables" ou à dilatation contrôlée) Les alliages cuivre-nickel (cupronickels) : ils présentent une très bonne résistance à la corrosion en milieu acide ou marin, ainsi qu'une bonne aptitude à la mise en forme et au soudage. Les superalliages : c'est ainsi qu'on appelle une famille d'alliages de composition complexe, à base de nickel (ou de cobalt), présentant une excellente résistance à la corrosion sèche à haute température et de très bonnes propriétés mécaniques (limite élastique élevée, résistance au fluage). Ce sont des matériaux de choix pour les turboréacteurs (aéronautique). Le développement de ces alliages a accompagné celui des moteurs d'avions depuis le milieu du 20ème siècle. Le nickel est aussi utilisé dans la cathode des accus Nickel-Cadmium et Nickel-Métal Hydrure.

La pièce de monnaie

Le «nickel» désigne la pièce de cinq cents aux États-Unis.

Lien externe

Un dossier consacré au nickel en Nouvelle-Calédonie sur le site des [http://www.info.lnc.nc/nickel/ Nouvelles calédoniennes]. Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal de transition ja:ニッケル th:นิกเกิล

Numéro atomique

Le numéro atomique (Z) est le terme employé en chimie et en physique pour représenter le nombre de protons du noyau d'un atome. C'est ce numéro qui détermine la position d'un élément chimique dans le tableau périodique. Catégorie:Propriété chimique Catégorie:Physique nucléaire als:Ordnungszahl ja:原子番号 ko:원자 번호 simple:Atomic number th:เลขอะตอม

Cuivre

Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal de transition Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29.

Caractéristiques

Métal de couleur rougeâtre, il possède une haute conductivité thermique et électrique (à température ambiante, le seul métal pur ayant une meilleure conductivité électrique est l'argent). Le cuivre pourrait bien être le premier métal à avoir été utilisé, étant donné que des pièces datant de 8700 avant J.-C. ont été trouvées.

Minerai de cuivre

Le cuivre est un des rares métaux qui existe à l'état natif. Ce fait d'ailleurs expliquant probablement qu'il fut le premier métal utilisé par les hommes. L'occurrence du cuivre natif est cependant assez faible. On le trouve le plus fréquemment sous forme de sulfure ou de sulfo-sel.

Sulfures


- La chalcopyrite : Cu2S, Fe2S3
- La bornite : 3Cu2S, Fe2S3
- La covelline : CuS
- La Chalcosine : Cu2S

Sulfo-sel


- l’énargite 3Cu2S, As2S5

Oxydes


- Mélancolise ou ténorite CuO
- Cuprite : Cu2O

Carbonates


- Azurite : 2CuCO3, Cu(OH) 2
- Malachite : CuCO3,Cu(OH) 2

Silicates


- Chrysocolle : SiO3Cu,2 H2O

Sulfate et chlorure


- Brochantite : Cu4(SO4)(OH) 6
- Atacanite : Cu2Cl(OH) 3

Propriétés biologiques

Autrefois on considérait le cuivre comme un poison mortel, notamment sous sa forme oxydée vert-de-gris. Actuellement on sait au contraire qu'il s'agit d'un oligo-élément indispensable à la vie. Il est nécessaire à la formation de l'hémoglobine et possède des vertus bactéricides. Sa capacité à détruire les micro-organismes et les bactéries est utilisée dans les canalisations de distribution d'eau, dans la fabrication de la bière, la distillation de l'alcool, la confection de confiture et la fabrication des fromages à pâte cuite. Pour les applications marines, sa résistance à la corrosion s'ajoute à ces propriétés pour empêcher la prolifération et la fixation d'algues et d'organismes marins. Les sels de cuivre, comme le sulfate ou l'oxychlorure, présentent des propriétés fongicides mises à profit pour la viticulture et l'agriculture. Les peintures antifouling actuellement utilisées pour protéger les coques des navires tuent les bernacles lorsqu'elles sont encore dans leur stade larvaire en relâchant du cuivre, contaminant par la même occasion les eaux qu'elles traversent.

Applications en construction mécanique et électrique

Le cuivre est rarement utilisé pur, sauf pour les conducteurs électriques et dans le cas où l'on souhaite une grande conductivité thermique. Les alliages de cuivre, par contre, sont très largement utilisés dans de nombreux domaines.
- pièces de frottement et d'usure : voir l'article tribologie
- pièces devant résister à la corrosion,
- ...

Symbolique

Les noces de cuivre symbolisent les 32 ans de mariage dans le folklore français.

Voir aussi

Liens internes


- Les cuivres en tant qu'instruments de musique
- Âge du cuivre
- Âge du bronze
- Alliages de cuivre :
- Laiton :
- Bronze :
- Cuproaluminium :
- Maillechort

Liens externes


- [http://www.cuivre.org/ www.cuivre.org]
- [http://www.copperbenelux.org/ Copper Benelux] Maillechort]] ja:銅 ko:구리 simple:Copper th:ทองแดง

Laiton

Le laiton est un alliage de cuivre et de zinc dans des proportions très variables. Le laiton contient souvent d'autres métaux tels que les plomb, étain, nickel, chrome ou magnésium. Le nickel, en raison de sa résistance à l'oxydation et à la corrosion, est utilisé dans les pièces de monnaie, pour le plaquage du laiton. La corrosion fait apparaître à la surface du laiton une couche appelée vert-de-gris. Ce vert de gris disparait avec le temps sur la peau. Le laiton est connu depuis la préhistoire, les Grecs le connaissaient aussi dans l'Antiquité. Il a été découvert bien avant le zinc. Il ne faut pas confondre le laiton avec le bronze, qui est un alliage de cuivre et d'étain, ni avec la régule, alliage de cuivre et d'antimoine. Le laiton est très facile à usiner mais il est relativement fragile. On l'utilise depuis longtemps pour la fabrication d'instruments de précision, d'éléments décoratifs pour le mobilier, d'instruments de musique, pour la robinetterie, etc. Le laiton est le plus utilisé des alliages de cuivre. C'est l'un des principaux métaux utilisé par l'industrie du décolletage (fabrication de petites pièces tournées en très grandes séries). Les laitons servent aussi de base à la fabrication des alliages à mémoire de forme ou (AMF). Benin City est une ville du Nigeria, célèbre pour son artisanat d'art, notamment d'objets en laiton. La Masse volumique du laiton est de 8400 kg/m3, sa conductivité thermique est d'environ 121 W/(mK) Catégorie:Alliage ja:黄銅 ko:황동 simple:Brass

Chine

:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine »Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes. La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement) La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation. Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing. Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.

Présentation

La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532) La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine. Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire. La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.

Noms

Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays. Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois. Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant : région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité. Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants. Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine. Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那). Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient. Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine. Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre. Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens. Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains. Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區). La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.

Histoire

Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine "合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera" (Histoire des Trois Royaumes) La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques. Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue. Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde. Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

L'essor de la Chine moderne

écriture Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto. En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques. Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence. Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation. En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale. Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie. En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes. Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.

Territoire

Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine

Aperçu historique

Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie. L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance. L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire. En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe. Voir aussi : Taiwan, Tibet

Divisions politiques historiques

Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines. Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").

Géographie et climat

Tibet Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine. La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises. A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse. A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture. Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam. La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical. Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques. Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.

Économie

La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.

L'atelier du monde

La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées. Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...

Démographie

Parti communiste chinois Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine :La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle) C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque. Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine. Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS. L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.

Médecine

Voir l'article détaillé : Médecine chinoise La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est. Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident. Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels. On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.

Religion

Voir l'article détaillé : Religions en Chine La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.

Le Yi Jing

De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.

Le taoïsme

Religions en Chine Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine. "Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer. Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.

Le confucianisme

Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.

Le bouddhisme

Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine. Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.

L'Islam

À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois. L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.

Le christianisme

Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.

Autres religions

La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante. Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998),elle compterait 80 millions de sympathisants. Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan. Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au , remonterait à la dynastie Song.

Culture

Voir l'article détaillé : Culture chinoise En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc. Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ». Article proche du thème de la culture chinoise : Art contemporain chinois ; Musique chinoise moderne ; Cuisine chinoise

Littérature

Voir l'article détaillé : Littérature chinoise Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants. Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au bord de l'eau, Le Rêve au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun. Des articles proches du thème de la littérature chinoise : Article détaillé : Culture chinoise ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois vvv

Jours fériés et fêtes traditionnelles

|+ Jours fériés et fêtes ! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques |- | || Nouvel an || 元旦 yuán dàn |Férié |- | 1 jour du 1 mois lunaire | Fête de Printemps (Nouvel An chinois) | 春节 Chūnjié|| Basée sur le calendrier chinois |- | 15 jour du 1 mois lunaire || Fête des lanternes | 元宵节 Yuánxiāojié || Basée sur le calendrier chinois |- | Début avril || Qīngmíng, Lumière Pure | 清明节 Qīngmīngjié || voir calendrier chinois.
Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour de visite des cimetières |----- | 5 jour du 5 mois lunaire | Fête des bateaux dragons (Fête du dragon) | 端午节 Duānwǔjié || Basée sur le calendrier chinois |- | 7 jour du 7 mois lunaire | Fête chinoise des amoureux | 七巧节 Qiqiaojie ||Basée sur le calendrier chinois |----- | 15 jour du 7 mois lunaire || Fête des fantômes affamés | 中元节 Zhōngyuánjié || Basée sur le calendrier chinois |- | 15 jour du 8 mois lunaire | Fête de la mi-automne (Fête de la lune) | 中秋节 Zhōngqiūujié || Basée sur le calendrier chinois |----- | 9 jour du 9 mois lunaire || Fête du double neuf | 重阳节 Chóngyángjié || Basée sur le calendrier chinois |{{{{{{{{

Verre

Cet article traite du verre en tant que matériau. Voir aussi la page d'homonymie Verre (homonymie). Dans le langage courant, le mot verre sert à désigner un matériau dur, fragile (cassant) et transparent. Dans le langage scientifique, le mot verre est un matériau amorphe (c'est-à-dire non cristallin) présentant le phénomène de transition vitreuse. L’état physique résultant est appelé état vitreux. Le plus souvent, le verre est constitué d’oxyde de silicium (silice SiO2) et de fondants.

Histoire du verre

Le verre est connu depuis le troisième millénaire avant J.C. au Moyen-Orient et en Égypte. Pour plus de détail, voir Histoire du verre.

Verre et biologie

L'espèce vivante la plus grosse productrice de verre n'est pas l'homme, mais la famille des diatomées. En effet, ces algues unicellulaires sont protégées par une coque de verre aux formes surprenantes et délicates. Bien qu'on ignore encore le détail de la synthèse à partir des silicates présents dans l'eau de mer, il s'agit bien de verre. Constituant du plancton, la masse de ce verre est considérable et bien supérieure à la production humaine. Cette fabrication a lieu dans des conditions physiques liées à la chimie douce, c’est-à-dire qu’elle ne nécessite pas de température, ni de pression élevées. L'intérêt majeur du verre pour la diatomée est de ne pas faire obstacle à la photosynthèse en laissant passer la lumière. Il est synthétisé très rapidement au moment de la méïose.

Applications du verre

Le verre est utilisé essentiellement en optique pour ses propriétés réfringeantes(lentilles, vitres, verres de lunettes). Il est également utilisé en chimie et dans l'industrie agroalimentaire : il réagit très peu avec la plupart des composés utilisés dans ces domaines, c'est donc un matériau idéal pour les contenants (bouteilles, pots de yaourt, béchers, erlenmeyers, colonne de distillation, éprouvettes, tubes à essai...). Un des seuls liquides ayant le pouvoir de dissoudre le verre est l’acide fluorhydrique (HF). Le verre est le matériau dans lequel sont confinés les déchets nucléaires de haute activité (HAVL). Le verre est aussi un matériau de construction très important dans l'architecture moderne et dans l'industrie automobile. Il est notamment présent sous forme de laine de verre, isolant léger, imputrescible et ininflammable. Les utilisations artistiques du verre sont innombrables depuis les origines. Elles ont accompagné de nombreuses innovations techniques (pâte de verre, fusing, thermo-formage, etc.). Dans de nombreuses applications, le verre est actuellement remplacé par des polymères (plastiques).

Industrie du verre

Pour la fabrication du verre plat (verre à vitre, par exemple), voir Industrie du verre. Au niveau industriel, le verre subit souvent des traitements de surface (le plus souvent des dépôts) afin que le matériau final soit plus dur, anti-reflet (application: verres de lunettes) ou hydrophobe (application: pare-brises). Des traitements thermiques permettent d'améliorer la résistance des pièces: les vitres latérales et arrières des automobiles comme certaines pièces d'ameublement sont trempées par un refroidissement rapide et contrôlé; le plus souvent à l'aide d'air. Les pare-brises de voiture sont en verre feuilleté (sandwich verre-plastique). Ainsi, lors d'un choc, le pare-brise se casse moins facilement. De plus, le pare-brise se casse à angle droit, ce qui rend les morceaux moins coupants, et donc moins dangereux.

Techniques artisanales du verre

voiture La verrerie constitue également une activité artisanale.
- Verre soufflé Les souffleurs de verre font chauffer une boule de verre au bout d'une canne (tube métallique creux), et soufflent dans cette canne pour faire gonfler le verre et réaliser le vide intérieur. Puis, ils étirent, aplatissent, percent cette boule pour lui donner sa forme finale. Une fois durci, certains le dépolissent pour réaliser des motifs.
- Pâte de verre Le moule de la pièce à réaliser est fabriqué en un matériau réfractaire (à base de kaolin par ex.) selon diverses techniques dont la cire perdue par ex. Après cuisson, selon des paliers de chauffe destinés à éviter les fissures, le moule est refroidi et garni de poudres ou de granulés de verres colorés diversement selon le décor recherché. Une nouvelle cuisson à lieu et, après refroidissement, le moule est détruit délicatement par un moyen chimique ou mécanique pour dégager la pièce dont la forme et les couleurs auront été parfaitement contrôlées. Cette technique a été attribuée par la légende aux Égyptiens. Plus vraisemblablement, elle dut être inventée presque simultanément par Henri Cros, François Décorchemont et Georges Desprets dans la deuxième partie du . Amalric Walter, Gabriel Argy-Rousseau s'y sont illustrés. Aujourd'hui, une vingtaine d'artistes dans le monde, plus ou moins alchimistes et jaloux de leur savoir faire, s'y adonnent encore. On compte parmi eux les frères Antoine et Étienne Leperlier (petits fils de Décorchemont), Keith Brokelhurst, Diana Hobson, la maison Daum, etc.
- Thermoformage Cette technique consiste à poser à froid une (ou plusieurs) feuille de verre, éventuellement colorée, sur un réfractaire dont elle épousera le relief à la cuisson.
- Fritte Composition de verre, pouvant être colorée (à l'aide d'oxydes métalliques), portée à fusion et trempée dans un bain d'eau froide afin de la réduire en granulés servant à l'élaboration d'émaux ou de « balottes » (barres) colorées, matériaux de base des verriers.
- Cueiller Action de prélever une masse de verre dans le four à l'aide d'une canne ou d'un pontil.
- Pontil Tube métallique plein, le pontil permet une mise en forme au « marbre » ou à l'aide de divers outils. Il sert aussi à la séparation de l'objet de la canne afin de percer et travailler le col, à rapporter des éléments de décor, des anses, un pied.

Recyclage du verre

Les bouteilles de verre usagées peuvent être fondues. La matière ainsi récupérée permet de fabriquer de nouvelles bouteilles. Le verre peut se recycler indéfiniment sans perdre ses qualités. Le verre peut également être produit à partir de calcin (verre broyé) de récupération. La fabrication du verre à partir de calcin de récupération économise des matières premières et de l'énergie. Avant d'être refondu, le verre subit différents traitements : broyage, lavage, élimination des colles, étiquettes, capsules, séparation du verre et des métaux et élimination des rebuts (porcelaine, cailloux...). En France, le verre est récupéré pour être recyclé. L'Allemagne a choisi un autre système de réutilisation : la consigne. Dans ce système les bouteilles sont récupérées entières, lavées puis réutilisées.

Physique et chimie du verre

Cette partie aborde le verre et ses caractéristiques d'un point de vue scientifique. Dans cette partie, nous limiterons notre étude à des verres d'oxydes. Cependant, il existe d'autres grands types de verres, en particulier, les verres métalliques (composés uniquement d'éléments métalliques) et les verres de spin (composés cristallisés caractérisés par une absence d'ordre magnétique à grande distance, d'où leur nom).

Structure du verre

Le verre est un matériau amorphe, c'est-à-dire non cristallin. De ce fait, il présente un désordre structural important. Sa structure microscopique est telle qu'il n'existe aucun ordre à grande distance dans un verre. Un verre peut même être vu comme un "réseau" tridimensionnel, semblable à celui d'un cristal, mais dans lequel seul l'ordre à courte distance est conservé. Comparons, par exemple, la structure de la silice (SiO₂) cristalline (sous sa forme cristobalite) et celle de la silice vitreuse. cristobalitecristobalite cristobalite Dans les deux cas, chaque atome de silicium est lié avec quatre atomes d'oxygène, formant ainsi des tétraèdres SiO₄ ; chaque tétraèdre pouvant être considéré comme une "brique" de l'édifice final. Mais tandis que la cristobalite peut être défini comme un empilement régulier de ces briques SiO₄, la silice vitreuse peut être vue comme un empilement anarchique des ces mêmes briques SiO₄. En raison de sa structure amorphe, les verres produisent, en diffraction des Rayons X (DRX), un halo de diffusion, contrairement aux cristaux qui donnent des pics étroits et intenses. diffraction des Rayons X

Principaux composants du verre

En raison de sa structure amorphe, le verre est soumis à très peu de contraintes stoechiométriques. De ce fait, un verre peut inclure en son sein une très grande variété d'éléments et présenter des compositions très complexes. Dans un verre d'oxydes, ces différents éléments sont sous une forme cationique, afin de former des oxydes avec l'anion oxygène O2-. Les cations intervenant dans la composition de verres peuvent être classés en trois catégories selon le rôle structural qu’ils jouent lors de la vitrification (formation du verre) : les formateurs de réseau, les non-formateurs de réseau (ou modificateurs de réseau) et les intermédiaires. Les critères structuraux de cette classification prennent en compte le nombre de coordination (nombre d'atomes d'oxygène auquel est lié le cation) et les forces de liaison.

Les formateurs de réseau

Les formateurs de réseau sont des éléments qui peuvent à eux seuls former un verre. Les éléments formateurs les plus courants sont le silicium Si (sous sa forme oxyde SiO2), le bore B (sous sa forme oxyde B2O3), le phosphore P (sous sa forme oxyde P2O5), le germanium Ge (sous sa forme oxyde GeO2) et l'arsenic As (sous sa forme oxyde As2O3). Ce sont des éléments métalliques de valence assez élevée (généralement 3 ou 4, parfois 5), qui forment des liaisons mi-covalentes mi-ioniques avec les atomes d’oxygène. Ils donnent des polyèdres de faible coordinence (3 ou 4), comme SiO4, BO4 ou BO3. Ces polyèdres sont liés par leurs sommets et forment le réseau vitreux.

Les modificateurs de réseau (ou non-formateurs)

Les modificateurs de réseau ne peuvent pas former de verre à eux seuls. Ce sont essentiellement les alcalins, les alcalino-terreux et dans une moindre mesure certains éléments de transition et les terres rares. Ils sont habituellement plus volumineux (rayon ionique plus important) que les formateurs de réseau, faiblement chargés et donnent des polyèdres de grande coordinence. Leurs liaisons avec les atomes d’oxygène sont plus ioniques que celles établies par les formateurs. Ils peuvent avoir deux rôles structuraux bien distincts, soit modificateurs de réseau vrais, soit compensateurs de charge.
- Les modificateurs de réseau vrais cassent les liaisons entre les polyèdres du réseau vitreux provoquant une dépolymérisation de ce dernier. Ils transforment alors les oxygènes pontants, qui lient deux éléments formateurs de réseau, en oxygènes non-pontants, liés à un seul formateur de réseau. Ceci se traduit à l’échelle macroscopique par une diminution du point de fusion et de la viscosité. viscosité
- Les compensateurs de charge
quant à eux compensent une charge négative sur un polyèdre formateur de réseau, par exemple BO4-, lui permettant d’être stable dans cette configuration.

Les intermédiaires

Les éléments intermédiaires ont différents comportements : certains de ces éléments sont soit formateurs, soit modificateurs selon la composition du verre tandis que d’autres n’auront ni l’une ni l’autre des ces fonctions mais un rôle intermédiaire. Les principaux éléments intermédiaires dans les verres d'oxydes sont l’aluminium Al, le fer Fe, le titane Ti, le nickel Ni et le zinc Zn.

Centres colorés

zinc Des métaux et des oxydes métalliques peuvent être ajoutés lors du processus de fabrication du verre pour influer sur sa couleur. L'ajout d'une faible quantité de manganèse permet d'élimer la teinte verte produite par le fer. A des concentrations plus élevées, il permet l'obtention d'une couleur proche de celle de l'améthyste. De même que le manganèse, le sélénium utilisé en faible quantité permet de décolorer le verre. Une quantité plus importante produit une teinte rouge. Le verre est teint en bleu par l'ajout d'une faible concentration de cobalt (0.025 à 0.1%). L'oxyde d'étain et les oxydes d'antimoine et d'arsenic permettent de produire un verre blanc opaque. Ce procédé a été utilisé pour la première fois à Venise pour obtenir une imitation de porcelaine. L'ajout de 2 à 3% d'oxyde de cuivre produit une couleur turquoise. L'ajout de cuivre métallique pur conduit à un verre rouge très sombre, opaque, parfois utilisé comme substitut au rubis doré. Suivant la concentration utilisée, le nickel permet de produire des verres bleus, violets ou même noirs. L'ajout de titane conduit à un verre jaune-brun. L'or métallique ajouté à des concentrations très faibles (voisines de 0.001%) permet d'obtenir un verre de couleur rubis, tandis que des concentrations plus faibles encore conduisent à un verre de rouge moins intense, souvent présenté comme "groseille". De l'uranium (0.1 à 2%) peut être ajouté pour donner au verre une teinte jaune ou verte fluorescente. Le verre à l'uranium n'est pas assez radioactif pour être dangereux. En revanche, s'il est broyé pour former une poudre, par exemple en le polissant avec du papier de verre, la poudre peut être cancérigène par inhalation. Les composés à base d'argent (notamment le nitrate d'argent) permettent d'obtenir des teintes dans une gamme allant du rouge orangé au jaune. La couleur obtenue par l'ajout de ces différents additifs dépend de manière significative de la façon dont le verre a été chauffé et refroidi au cours du processus de fabrication.

Transition vitreuse

D’un point de vue thermodynamique, le verre est obtenu à partir d’une phase liquide surfondue solidifiée au point de transition vitreuse, Tg. Pour une composition donnée, on s'intéresse à la variation d'une grandeur thermodynamique comme le volume occupé par cette phase (en maintenant la pression constante) ou une des fonctions thermodynamiques énergétiques molaires, comme l'enthalpie V, par exemple (on aurait aussi pu choisir l'énergie interne U). Intéressons-nous au refroidissement d'un liquide. A priori, pour des températures inférieures à la température de fusion Tf (Tf dépend de la pression), l'état le plus stable thermodynamiquement correspond à l'état cristallisé (enthalpie la plus faible possible). A Tf, on observe alors une variation de H ainsi qu'un changement de pente de H (cette pente est beaucoup plus faible pour un solide que pour un liquide). Mais si, lors du refroidissement du liquide, la viscosité est trop importante ou le refroidissement très rapide, la cristallisation n'a pas le temps de se produire et un liquide surfondu est alors obtenu. Aucune discontinuité de H n'est alors observé à Tf et sa pente reste inchangée. En poursuivant le refroidissement, la viscosité du liquide augmente de façon exponentielle et le liquide surfondu devient quasiment solide. Lorsqu'elle atteint 1013 poises, la rigidité empêche les mouvements microscopiques locaux et on observe un changement de pente de l'enthalpie (la pente devient la même que pour celle du composé cristallisé). La température à laquelle se produit ce changement s'appelle température de transition vitreuse, Tg. Pour une température inférieure à Tg, le matériau est un solide avec le désordre structural d’un liquide : c'est un verre. Le désordre, et donc l’entropie, sont plus élevés dans un verre que dans un cristal. cristal Le passage continu de l’état liquide à l’état vitreux se fait dans une plage de température délimitée par la température de fusion (Tf) et la température de transition vitreuse (Tg) et appelée zone de transition vitreuse. En dessous de Tg, le temps de relaxation nécessaire pour atteindre l’équilibre de configuration (état cristallisé) est alors supérieur au temps d’expérience. Ainsi, le verre est un matériau métastable, évoluant inévitablement vers l’état cristallin mais pouvant persister à l’état vitreux sur des périodes de temps très longues. C’est le cas par exemple de l’obsidienne, verre volcanique naturel, dont on peut trouver des spécimens vieux de plusieurs millions d'années. Malgré sa forte viscosité, le verre conserve certaines propriétés des liquides. Ainsi, le verre peut "couler", mais de manière extrèmement lente. Par exemple, on peut observer que les vitraux des cathédrales, ou les glaces de la Galerie des Glaces au Château de Versailles sont plus épaisses à la base qu'à leur sommet : le verre s'est très lentement écoulé au fil des siècles, s'accumulant à la base du vitrail ou de la glace.

Altération du verre

Les verres ne sont pas insensibles à l'action de l'eau ou de l'air. Bien sûr, cela n'empêche pas l'existence de verres ayant plusieurs millions d'années et non altérés car la sensibilité des verres à l'altération dépend des leur composition chimique.

Symbolique

Le verre est un des premiers matériaux mis au point, rêvé par l'homme. Il est le symbole de fragilité, de finesse et de transparence (par exemple, la pantoufle de verre de Cendrillon dans le dessin animé de Walt Disney ; alors que Cendrillon porte des pantoufles de vair dans le conte original de Grimm mais pas de Perrault).

Liens externes


- [http://www.infovitrail.com/ Infovitrail - La culture du vitrail de A à Z]
- [http://www.passion-vitrail.org/ Passion Vitrail - Conférences sur les thèmes du verre et du vitrail]

Voir aussi


- Verrerie
- Verre blindé
- Verre optique
- Entretien et restauration du verre
- Histoire du verre
- Types de verre
- Refroidissement du verre
- Industrie du verre
- Soufflage du verre
- Transition vitreuse
- Procédé sol-gel
- Verre (récipient) Catégorie:Matériau de construction Catégorie:Verrerie ja:ガラス ms:Kaca simple:Glass th:กระจก

1751

Catégorie:1751
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---- Cette page concerne l'année 1751 du calendrier grégorien.

Événements


- Bulle de Benoît XIV condamnant la Franc-Maçonnerie.
- Diderot et d'Alembert publient le premier volume de l'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
- Début de l'occupation chinoise au Tibet et dans le bassin du Tarim (fin en 1759).
- Début du règne d'Adolf-Frédéric, roi de Suède (fin en 1771).
- Robert Clive défait les Français à Arcot. C'est la fin de l'influence française à Madras. Le siège de Tiruchirapalli par les Français est un échec.
- Le savant français Jean-Étienne Guettard produit les premières cartes géologiques de France.
- Édition du premier journal au Canada nommé le Halifax Gazette.
- Début de la publication de l'Encyclopédie de Diderot.

Arts

Sciences et techniques


- Le nickel est isolé par Axel Fredrik Cronstedt.

Naissances en 1751


- 16 mars : James Madison.
- 17 mars : Anders Dahl, botaniste suèdois († 1789).
- 10 décembre : George Shaw, botaniste et zoologiste britannique († 1813).

Décès en 1751


- 17 janvier : Tomaso Albinoni, compositeur italien.
- 29 juillet : Benjamin Robins ingénieur et mathématicien britannique inventeur du pendule balistique. ko:1751년 ms:1751

Cuivre

Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal de transition Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29.

Caractéristiques

Métal de couleur rougeâtre, il possède une haute conductivité thermique et électrique (à température ambiante, le seul métal pur ayant une meilleure conductivité électrique est l'argent). Le cuivre pourrait bien être le premier métal à avoir été utilisé, étant donné que des pièces datant de 8700 avant J.-C. ont été trouvées.

Minerai de cuivre

Le cuivre est un des rares métaux qui existe à l'état natif. Ce fait d'ailleurs expliquant probablement qu'il fut le premier métal utilisé par les hommes. L'occurrence du cuivre natif est cependant assez faible. On le trouve le plus fréquemment sous forme de sulfure ou de sulfo-sel.

Sulfures


- La chalcopyrite : Cu2S, Fe2S3
- La bornite : 3Cu2S, Fe2S3
- La covelline : CuS
- La Chalcosine : Cu2S

Sulfo-sel


- l’énargite 3Cu2S, As2S5

Oxydes


- Mélancolise ou ténorite CuO
- Cuprite : Cu2O

Carbonates


- Azurite : 2CuCO3, Cu(OH) 2
- Malachite : CuCO3,Cu(OH) 2

Silicates


- Chrysocolle : SiO3Cu,2 H2O

Sulfate et chlorure


- Brochantite : Cu4(SO4)(OH) 6
- Atacanite : Cu2Cl(OH) 3

Propriétés biologiques

Autrefois on considérait le cuivre comme un poison mortel, notamment sous sa forme oxydée vert-de-gris. Actuellement on sait au contraire qu'il s'agit d'un oligo-élément indispensable à la vie. Il est nécessaire à la formation de l'hémoglobine et possède des vertus bactéricides. Sa capacité à détruire les micro-organismes et les bactéries est utilisée dans les canalisations de distribution d'eau, dans la fabrication de la bière, la distillation de l'alcool, la confection de confiture et la fabrication des fromages à pâte cuite. Pour les applications marines, sa résistance à la corrosion s'ajoute à ces propriétés pour empêcher la prolifération et la fixation d'algues et d'organismes marins. Les sels de cuivre, comme le sulfate ou l'oxychlorure, présentent des propriétés fongicides mises à profit pour la viticulture et l'agriculture. Les peintures antifouling actuellement utilisées pour protéger les coques des navires tuent les bernacles lorsqu'elles sont encore dans leur stade larvaire en relâchant du cuivre, contaminant par la même occasion les eaux qu'elles traversent.

Applications en construction mécanique et électrique

Le cuivre est rarement utilisé pur, sauf pour les conducteurs électriques et dans le cas où l'on souhaite une grande conductivité thermique. Les alliages de cuivre, par contre, sont très largement utilisés dans de nombreux domaines.
- pièces de frottement et d'usure : voir l'article tribologie
- pièces devant résister à la corrosion,
- ...

Symbolique

Les noces de cuivre symbolisent les 32 ans de mariage dans le folklore français.

Voir aussi

Liens internes


- Les cuivres en tant qu'instruments de musique
- Âge du cuivre
- Âge du bronze
- Alliages de cuivre :
- Laiton :
- Bronze :
- Cuproaluminium :
- Maillechort

Liens externes


- [http://www.cuivre.org/ www.cuivre.org]
- [http://www.copperbenelux.org/ Copper Benelux] Maillechort]] ja:銅 ko:구리 simple:Copper th:ทองแดง

1881

Catégorie:1881 Cette page concerne l'année 1881 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 18 juin : Traité des « trois empereurs » confirmant le système bismarckien d'isolement de la France.

France


- 16 juin : Loi sur la gratuité de l'enseignement primaire.
- 26 juillet : Création de l'école normale supérieure de Sèvres.
- 29 juillet Promulgation de la loi sur la Liberté de la presse et sur la liberté de réunion.

Grande-Bretagne


- Le premier ministre britannique William Gladstone accorde le Land Act à l'Irlande.
- De 1801 à 1881, le nombre de domestiques est passé de 600 000 à 2 000 000 du fait essentiellement de l'accès à la richesse et même à l'opulence d'une classe moyenne.

Russie


- Le tsar Alexandre II de Russie est assassiné par des révolutionnaires.
- Début du règne de tsar Alexandre III de Russie (fin en 1894).

Suisse


- Le peuple accepte une loi accordant des subventions aux chemins de fer des Alpes; la construction de la ligne du Gothard est ainsi assurée.
- La Suisse effectue ses premières conversations téléphoniques.
- A Saint-Gall, des étudiants anglais fondent le premier club de football du pays.
- Johanna Spyri publie Heidi et Heidi grandit.
- 4 août : Le village de Maienfeld est détruit par le feu.
- 11 septembre : un glissement de terrain fait 114 victimes à Elm (Glaris).

Afrique


- Les Boers défont l'armée anglaise à Majuba Hill. Le Royaume-Uni reconnaît l'indépendance du Transvaal.

Amériques


- 1 février : Début des travaux de percement du futur canal de Panama qui relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique pour une longueur de 75 kilomètres.
- Début de la présidence républicaine de Chester A. Arthur aux États-Unis (fin en 1885).
- Présidence républicaine de James Garfield aux États-Unis.

Asie & sous-continent indien


- L'homme d'état japonais Itagaki Taisuke fonde le Jiyuto, parti libéral.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Eliezer Ben-Yehuda s'installe à Jérusalem et renouvelle l'usage de l'hébreu. L'assassinat du tsar Alexandre Ier est suivi de la premiére vague de pogroms à l'encontre des Juifs dans l'Empire russe. C'est le début de la première vague d'immigration juive (aliya ou alyah), des Juifs venus de Russie, de Roumanie, et du Yémen viennent s'installer en Palestine.
- En avril, Intervention française en Tunisie (avr.-nov.).

Océanie


- Annexion des Îles Gambier à la France.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1881 dans les chemins de fer
- Sports : 1881 en sport
- Arts & cultures :
  - Pierre Puvis de Chavannes peint « Le pauvre pêcheur » qui aura une forte influence sur toute une génération symboliste et anti-impressionniste.
  - Pierre-Auguste Renoir peint « Le déjeuner des canotiers ».
- Littérature :
  - Publication, à titre posthume, du roman « Bouvard et Pécuchet » de Gustave Flaubert

Naissances en 1881


- 31 janvier :
  - Anna Pavlova, danseuse étoile russe.
  - Irving Langmuir, chimiste et physicien américain († 1957).
- 4 février : Fernand Léger, peintre français († 1955).
- 21 février : Marc Boegner, Écrivain, penseur, pasteur, pasteur († 1970)
- 25 mars : Béla Bartók, compositeur hongrois († 1945).
- 16 avril : Edward Frederick Lindley Wood, 1er comte d'Halifax, homme politique anglais, ambassadeur, vice-roi des Indes de 1926 à 1931. († 1959).
- 26 mai : Adolfo de la Huerta, président du Mexique en 1920 († 1925).
- 19 juin : Louis Lavauden, forestier et zoologiste français († 1935).
- 12 août : Cecil Blount De Mille, cinéaste américain († 1959).
- 29 août : Valery Larbaud, écrivain français († 1957).
- 29 septembre : Ludwig von Mises, économistre autrichien († 1973).
- 4 octobre : André Salmon, écrivain français.
- 11 octobre : Hans Kelsen, juriste américain d'origine autrichienne († 1973).
- 15 octobre : Pelham Grenville Wodehouse, écrivain et humoriste anglais.
- 25 octobre : Pablo Picasso, peintre espagnol († 1973).
- 29 octobre : Michael O'Neill, écrivain irlandais († 1926).
- 25 novembre : Angelo Giuseppe Roncalli, futur pape Jean XXIII († 1963).
- 28 novembre : Stefan Zweig, écrivain autrichien († 1942).

Décès en 1881


- 3 février : John Gould, ornithologue et naturaliste britannique (° 1804)
- 9 février du calendrier grégorien ou 28 janvier du calendrier julien : Fédor Dostoïevski, écrivain russe1821)
- 1 mars : Alexandre II de Russie (assassiné), Tsar de Russie
- 6 avril : Philip de Malpas Grey Egerton, paléontologiste anglais
- 19 avril : Benjamin Disraeli, écrivain, homme politique et premier ministre de Grande-Bretagne21 decembre 1804)
- 19 septembre : James Garfield, (assassiné), Président des États-Unis
- 5 novembre : Robert Mallet, ingénieur et géologue irlandais
- 21 novembre : Ami Boué, géologue autrichien __NOTOC__ ko:1881년 ms:1881 simple:1881 th:พ.ศ. 2424

Cancer du poumon

Le cancer du poumon est le nom générique de diverses tumeurs malignes des poumons.

Signes et symptômes

Types

Les principaux types sont :
- carcinome des bronches
  - carcinome à petites cellules
  - carcinome à grandes cellules
  - carcinome à cellules épithéliales
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